Dans un article récent du journal Le Monde sur le TDAH (Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) une pédopsychiatre explique : « Le TDAH est un trouble médical, comme l’hypertension, il n’y a pas de place pour le bla-bla »[1].
Cette affirmation, pas très avenante pour les hypertendus, ancre toujours un peu plus les pathologies de l’enfance du côté des troubles neurodéveloppementaux (TND) et nous éloigne totalement de la réalité de la vie psychique.
Ces approches, totalement centrées sur les neurosciences, interrogent la place de la psychiatrie renvoyée sans cesse vers la neuropsychiatrie ! Car la psychiatrie perd tout sens depuis que les sciences humaines l’ont délaissée. Il n’y a plus d’approche institutionnelle. Penser le sujet, son histoire, sa vie psychique, ses interactions avec son environnement, sa subjectivité, sont obsolètes. L’approche psychanalytique est ignorée, voire totalement rejetée. Seules les approches cognitives ont encore une place.