La lettre de l’IPSO France – 28.08.2019 

Semaine extra-ordinaire, voire même historique pour la Psychanalyse française !

C’est à la demande de l’EPI (European Psychoanalytic Institute), Institut de formation des pays de l’Est, que se sont réunis des formateurs des trois Sociétés françaises affiliées à l’API (SPP, SPRF et APF) pour élaborer ensemble une synthèse des théories de la Psychanalyse française passée, actuelle et « au-delà » …(cf programme joint). 

Ceci pour une « Summer School » dans un petit lieu d’accueil convivial, au FIAP Jean Monnet dans le XIVème arrondissement de Paris (construit pour ce genre de rencontres avec hostellerie et restauration en plein cœur de Paris).

Nous avons pu ainsi assister à des échanges inoubliables entre ces formateurs, leurs collègues « discutants » et les 150 élèves venus des Pays Européens de l’Est, sur la base d’un argument plein de promesses « le principe de plaisir… et au-delà » : ceci amena en effet des présentations et discussions, parfois assez virulentes, sur des questions cliniques et théoriques comme celle du concept de pulsions de mort (de leur existence et de son utilité) ou du traitement des psychoses.

L’ambiance fut excellente dans cette « Summer School ». Le principe d’organisation de celle-ci, itinérant depuis 20 ans dans un pays de l’Ouest, amène un cadre de travail qui ne peut être que productif, avec des conférences plénières le matin, des ateliers cliniques l’après-midi (et des supervisions individuelles, celles-ci seulement pour nos courageux collègues de l’Est, venus cette année en plein Paris pour travailler en ce milieu d’été caniculaire). 

En milieu de semaine, la discussion en groupe à propos de la projection d’un film très adapté (« Elle » de Paul Verhoeven, avec Isabelle Huppert, sacré palme d’or au festival de Cannes 2016) alimenta encore magnifiquement notre réflexion.

Par son intensité et surtout sa qualité, cette semaine ne put que nous apporter une extrême satisfaction (« et au-delà » …), repartant avec une vue d’ensemble de notre Psychanalyse française, comme nous ne l’avions jamais eue nous-mêmes, Analystes En Formation français et nous en remercions encore ici leurs organisateurs ainsi que les intervenants.

Comment ne pas évoquer l’idée (et rêver) de faire profiter nos collègues AEF des trois Sociétés de cette magnifique initiative, les textes étant déjà écrits (et dont nous espérons la publication), en invitant de nouveau tous ces formateurs et renouveler (au cours d’un week-end peut-être) cette occasion inoubliable de les voir échanger de façon conviviale et transmettre ensemble leur vision actuelle de leurs pratiques et théories dans ce nouveau monde que nous vivons ?

Nathalie Jozefowiecz