Arguments – Après-Coup – Débats

◊ Mars 2017

◊ Janvier 2017

Novembre 2016

Juin 2016

    • Actualité de la pensée de Jean-Paul VALABREGA
    • Introduction par Jean-Claude STOLOFF

      « Pour une anthropologie psychanalytique », par Cathie SILVESTRE
      « Une théorie de la supervision : l’analyse quatrième », par Daniel ZAOUI
      « Phantasme, mythe et délire », par Antoine NASTASI

Février 2016

    • Un analyste, un auteur : Joëlle PICARD, Georges DEVEREUX

Certains auteurs nous influencent durablement dans notre pratique d’analyste, parfois à notre insu. Ce ne sont pas forcément les plus « classiques », et ce ne sont pas toujours des analystes.

George Devereux, membre de la SPP de 1965 à sa mort en 1985, a vu les projecteurs récemment braqués sur lui à l’occasion du film tiré par Arnaud Desplechin de son livre Psychothérapie d’un Indien des Plaines. Sa postérité en France est en effet essentiellement représentée par des praticiens de l’ethnopsychiatrie. Mais ce physicien devenu anthropologue, s’intéressant à la psychanalyse au contact de tribus indiennes avant d’entamer une analyse personnelle et devenir analyste lui-même, a laissé une pensée analytique originale, qu’il définissait d’ailleurs lui-même comme « ethnopsychanalyse complémentariste ». A travers les diverses cultures qu’il a pu rencontrer dans son activité ethnographique, il y pense la place de la culture dans la constitution de la psyché, à la suite de Freud, mais différemment, et nous permet d’entendre l’universalité de l’âme humaine, dont les variations culturelles manifestes ne sont que les facettes.
Dans notre société qui change, dont les modèles évoluent sans que nous puissions savoir s’il ne s’agit pas d’un changement de culture, sa pensée peut nous aider à rester analystes.

Avril 2015

Piera Aulagnier fait précéder son ouvrage majeur La violence de l’interprétation de ces mots :

« La dette contractée par nous depuis longtemps avec le discours psychotique est loin d’être réglée… Sur un point nodal en effet le psychotique et nous-mêmes nous retrouvons dans un rapport de stricte réciprocité : l’absence d’un présupposé partagé lui rend notre discours aussi discutable, questionnable, et privé de tout pouvoir de certitude que peut l’être le sien pour notre écoute. »

Ainsi définie, cette dette reconnue, revendiquée, établit une symétrie qui n’est pas superposable à celle qui unit transfert et contre-transfert. Il s’agit de souligner combien la tentative de compréhension et d’interprétation de la problématique psychique d’un autre individu, exercice difficile lorsque le discours se situe dans un registre proche sinon commun, obéit à d’autres présupposés lorsque les règles d’un discours sont à trouver, voire à créer, pour le rendre accessible et peut-être partageable.

  • Au modèle de la remémoration directe des souvenirs s’est ajouté au cours du développement de la technique psychanalytique, celui de la construction de ce passé oublié qui ne pouvant être le résultat d’une remémoration directe par le patient doit faire l’objet de constructions au cours de la thérapie analytique.
    A la conviction issue de la retrouvaille directe des phantasmes et des souvenirs infantiles s’est donc substituée une nouvelle forme de conviction issue de la vraisemblance de constructions portant sur des pans entiers d’un passé non remémorable.
    Pour Freud c’est la force de cette conviction, ainsi que son caractère productif d’associations nouvelles et de souvenirs oubliés permettant la mise au jour de nouvelles couches de la vie phantasmatique, qui signent la véracité de la construction en analyse.
    S’agit-il de l’émergence d’un nouveau paradigme de la psychanalyse qui remplacerait l’ancien ou bien plutôt de son prolongement ?
    A quels nouveaux problèmes cette notion de conviction confronte-t-elle le psychanalyste, et plus généralement la psychanalyse, du point de vue épistémologique ?

 

Mars 2014

Avril 2013

  • Rencontre avec Michaël PARSONS

Construction d’une identité : réflexions sur la formation psychanalytique.
Réponse de Catherine DESVIGNES à M. Parsons

La formation du psychanalyste.
Réponse d’Yvonne GUTIERREZ à M. Parsons

◊ Mars 2012

Conférence d’Yvonne GUTIERREZ
Commentaire d’Alice BURAS

ARGUMENTS : André Green dans son ouvrage Narcissisme de vie. Narcissisme de mort se posait déjà la question de savoir si les travaux de Winnicott n’avaient pas subrepticement modifié la pensée et la pratique analytique en créant une sorte de troisième topique (le soi et l’objet). A partir de cette remarque et de leur propre expérience, deux analystes échangent et dialoguent à propos de l’influence de Winnicott sur l’évolution de la pratique de la cure.